Du 5 au 30 septembre 2025, la Fédération Autonome de la Fonction Publique Territoriale (FA-FPT) dépose un préavis national couvrant toutes les journées, de 00 h à 24 h, pour permettre la participation aux mobilisations (manifestations, rassemblements) partout sur le territoire. Sont concernés : titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires de la FPT.
📣 Pourquoi ce préavis ?
L’objectif est d’obtenir des traitements décents, de compenser l’inflation qui érode le pouvoir d’achat, de stopper la réforme des retraites en cours et d’ouvrir de réelles négociations avec le ministère. La FA-FPT, attachée au dialogue social, demande des réponses concrètes et rapides.
⚠️ Nos revendications prioritaires
- Suppression du jour de carence en cas d’arrêt maladie.
- Aucune suppression de deux jours de congés annuels.
- Maintien du taux de remplacement à 100 % (refus de l’abaissement de 10 % en maladie).
- Revalorisation immédiate de la valeur du point d’indice, indexation sur l’inflation, ajout de points et refonte des grilles indiciaires ; retour de la GIPA tant que la revalorisation n’est pas actée.
- Hausse des pensions et possibilité de départ dès 60 ans, sans décote après 42,5 années de cotisation.
- Meilleure prise en compte de la pénibilité des métiers territoriaux.
- Hausse du taux de remplacement des pensions, intégrant les régimes indemnitaires, avec un plancher au niveau du SMIC.
- Égalité femme-homme effective pour réduire les écarts de pension.
- Création de postes statutaires et plan massif de recrutements pour l’attractivité des services publics.
👉 Qui est concerné ? Période et périmètre
Le préavis couvre toutes les journées du 5 au 30 septembre 2025, de 00 h à 24 h, pour l’ensemble des agents territoriaux (titulaires, stagiaires, contractuels, auxiliaires). Il permet de participer aux actions organisées durant cette période.
🧭 La position de la Fédération Autonome
Négocier, maintenant. La FA-FPT est disponible à tout moment pour ouvrir des discussions à la hauteur des enjeux : pouvoir d’achat, retraites, pénibilité, égalité, carrières, recrutements. Les mobilisations de septembre doivent permettre d’obtenir des engagements concrets.
🔍 Droit de grève : l’essentiel à connaître
Le droit de grève est garanti à toutes et tous dans la Fonction Publique Territoriale, dans le cadre des lois qui l’encadrent. Certaines formes sont prohibées (grève perlée, tournante, sur le tas, politique, sauvage).
Service minimum : où et comment ?
Dans six services publics indispensables, des accords locaux de continuité peuvent organiser un service minimum (fonctions et nombre d’agents indispensables) :
• collecte et traitement des déchets ménagers ;
• transport public de personnes ;
• aide aux personnes âgées/handicapées ;
• accueil des enfants de moins de 3 ans ;
• accueil périscolaire ;
• restauration collective et scolaire.
Si un accord local est conclu (L.114-7 à L.114-10 CGFP) :
► Déclaration d’intention de grève 48 h avant ;
► Intention de reprise 24 h avant (sauf si la reprise coïncide avec la fin du mouvement) ;
► Le non-respect de ces obligations peut entraîner sanction disciplinaire.
Hors de ce périmètre (en l’absence d’accord de continuité) : pas d’obligation légale de déclaration individuelle préalable pour l’agent territorial.
Cas des écoles (SMA)
En cas de grève des enseignants, la commune peut organiser un Service Minimum d’Accueil (SMA) : information des familles, recours à des personnes qualifiées (agents communaux ou intervenants externes, sous vérifications rectorales), compensation financière et responsabilité de l’État. Pas de réquisition “sous contrainte” du personnel communal.
Retenue et carrière
• Retenue proportionnelle pour absence de service fait : 1/30ᵉ (jour), 1/60ᵉ (demi-jour), 1/151,67ᵉ (heure) ; assiette : traitement, indemnité de résidence, primes liées au service (primes annuelles ramenées à un équivalent mensuel) ; SFT maintenu.
• Aucun impact de carrière ni mention dans le dossier individuel du seul fait de la grève.
🔴 Pour aller plus loin
• Rapprochez-vous de votre section FA-FPT pour les modalités locales (horaires, lieux de rassemblement, obligations de service).
• Vérifiez, le cas échéant, l’existence d’un accord local de continuité dans votre collectivité.